La série documentaire La valse des continents sur
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CC SA - CharlesC
Notre planète est une boule d'environ 12 756 km de diamètre, légèrement aplatie aux pôles. Mais cette boule n’est pas un gros caillou homogène : de son centre jusqu’à sa surface, des couches de nature différente sont empilées les unes sur les autres…
Juste sous nos pieds, il y a d’abord la croûte terrestre : une couche de roches solides dont l’épaisseur varie entre 5 et 70 kilomètres. C’est la couche sur laquelle nous marchons, et la seule que l’homme connaisse vraiment : aucun forage n’a jamais réussi à la traverser totalement pour atteindre les couches suivantes. Les couches plus profondes sont connues grâce à la sismologie.
La croûte terrestre repose sur le manteau supérieur, une couche d’environ 700 km d’épaisseur. La partie supérieure de cette couche est solide et collée à la croûte terrestre, tandis que sa partie inférieure est « pâteuse » : à plus de 1000 °C, ses roches sont partiellement fondues et se déplacent à la vitesse de quelques centimètres par an. Ce déplacement est la cause principale du mouvement des plaques tectoniques.
Vient ensuite le manteau inférieur, une couche de roches très épaisse qui s’étend entre 700 et 2885 km de profondeur. Le manteau inférieur est solide… mais pas tout à fait : sa matière est capable de se déformer très lentement, comme une pâte à modeler très, très dure.
La couche suivante est le noyau externe, une couche de métal liquide de 2270 km d’épaisseur à plus de 3500 °C. Les mouvements de cette couche liquide sont à l’origine du champ magnétique terrestre.
L’ultime couche est le noyau interne : une boule de 2400 km de diamètre constituée d’un mélange de fer et de nickel. Bien que sa température dépasse 5000 °C, le noyau interne est solide : la pression y est tellement importante que les métaux y restent solides, malgré la température très élevée.
Pour le commun des mortels, le terme « océan » désigne simplement une grande étendue d’eau salée. Mais pas pour les géologues! Pour eux, un océan est une zone géologique bien particulière, où la croûte terrestre est très différente de celle des continents. On a donc deux types de croûte terrestre : l’une continentale et l’autre océanique.
© United States Federal Government
La croûte continentale est faite d’un assemblage complexe de plusieurs types de roches différents. Elle est relativement épaisse – de 20 à 70 km – et globalement assez ancienne, voire très vieille : certains morceaux de croûte continentale ont plus de 4 milliards d’années! Ils sont presque aussi vieux que la Terre elle-même, née il y a 4,54 milliards d’années.
La croûte océanique est plus jeune, plus fine (de 5 à 30 km) et plus lourde que la croûte continentale. Elle est faite de roches volcaniques qui sont fabriquées dans des « usines » à croûte océanique : les dorsales, de longues chaînes de volcans sous-marins. Contrairement à la croûte continentale, la croûte océanique ne vit jamais très longtemps : elle finit en général dans les zones de subduction, où elle s’enfonce sous les continents et va fondre dans les profondeurs de la Terre.
Pour les géologues, toutes les zones couvertes d’eau salée ne sont donc pas des océans : il arrive que la mer recouvre de la croûte continentale. C’est par exemple le cas de la baie d’Hudson au Canada ou de la mer du Nord en Europe : ce sont en fait des continents inondés et non pas de véritables océans.
© E Pluribus Anthony
Pour nous les humains, la Terre peut paraître figée. Les montagnes qui étaient là quand nous sommes nés le seront toujours à la fin de notre vie, et la position des continents sur le planisphère sera toujours la même… Mais en réalité, le visage de la Terre est en perpétuel changement. Le temps d’une vie humaine, les continents se déplacent de quelques mètres; ces déplacements infimes à l'échelle du temps humain deviennent énormes à l'échelle des temps géologiques! Au gré des forces de la tectonique des plaques, les continents parcourent des milliers de kilomètres à la surface de la Terre…
CC SA - Kieff
La Terre n’a donc pas toujours eu cinq continents : elle en a eu parfois moins, parfois plus… les scientifiques ont donné des noms à ces continents du passé : Gondwana, Laurussia, Laurentia… Le plus célèbre de ces anciens continents est sans doute la Pangée : un supercontinent qui existait il y a 250 millions d’années et regroupait alors toutes les terres de la planète. La Terre n’avait alors qu’un seul continent, et donc un seul océan!
Étrangement, la répartition des continents à la surface de la Terre alterne de façon cyclique entre des périodes où les continents se regroupent pour former un seul « supercontinent », et d’autres où au contraire ils tendent à s’écarter les uns des autres… Avant la Pangée, la Terre a donc connu d’autres supercontinents, comme Rodinia il y a 1,1 milliard d’années, ou encore Vaalbara, qui aurait existé il y a 3 milliards d’années…
© Misterbiologist
Aujourd’hui, les continents sont relativement bien répartis à la surface de la Terre et ont tendance à s’écarter les uns des autres. Mais les scientifiques prédisent que dans quelque 250 millions d’années, les continents finiront par se regrouper à nouveau en un seul continent. On a même déjà un nom – et même plusieurs – pour ce supercontinent du futur : Pangea Ultima, Novopangea ou Amasia… selon les théories et l’imagination de leurs auteurs.
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